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Homologation : les questions qu'on nous pose

Ce que les acheteurs nous demandent avant de faire carrosser un châssis neuf. Réponses sans jargon inutile, et sans promettre ce que la réglementation ne permet pas.

Questions fréquentes

Du châssis neuf
à la carte grise

Si votre question n'est pas là, elle mérite un appel : la réponse dépend souvent du véhicule précis et de ce que vous comptez transporter.

Qui s'occupe de l'homologation quand on fait carrosser un châssis neuf ?

Le carrossier, quand il en a le droit. Le châssis arrive avec son certificat de conformité européen, établi par le constructeur : ce document couvre le porteur, pas la carrosserie qu'on va monter dessus. C'est la transformation qui doit être justifiée.

Le Rouic est opérateur qualifié PL et VUL : nous établissons nous-mêmes le procès-verbal de contrôle de conformité initial qui permet d'immatriculer le véhicule terminé. Vous n'avez aucune démarche technique à mener.

Qu'est-ce qu'un opérateur qualifié ?

Un statut qui existe depuis l'arrêté du 18 novembre 2005 et dont le régime actuel est fixé par l'arrêté du 3 novembre 2022, applicable depuis le 1er janvier 2023. Il autorise un carrossier à délivrer lui-même le procès-verbal de contrôle de conformité initial prévu à l'article R. 321-15 du code de la route.

La qualification est prononcée après audit par le laboratoire désigné par l'État, l'UTAC. Elle se contrôle et se renouvelle : audit de renouvellement tous les vingt-quatre mois, système qualité certifié exigé. Un carrossier qui ne l'a pas doit envoyer chaque véhicule en réception individuelle auprès de la DREAL.

Le Rouic est opérateur qualifié depuis 2006, soit dès la mise en place du dispositif. Vingt ans d'audits successifs, sans interruption.

Qu'est-ce que ça change concrètement pour vous ?

Un délai et un aléa en moins. Le véhicule sort de l'atelier avec le document qui permet de l'immatriculer, sans rendez-vous à obtenir ni instruction à attendre.

La voie DREAL, elle, suppose un dossier à constituer, un passage à programmer et un délai d'instruction qui ne dépend ni de vous ni de nous.

Dans quels cas faut-il quand même passer par la DREAL ?

Quand le véhicule sort des limites de la réception par type du porteur, ou quand il n'est couvert par aucun type : masses ou dimensions au-delà de ce que le certificat du châssis autorise, changement de genre, transformation notable d'un véhicule déjà immatriculé, véhicule importé non conforme.

On bascule alors en réception à titre isolé, encadrée par les articles R. 321-15 à R. 321-24 du code de la route. Nous montons le dossier et le suivons jusqu'au bout, mais le calendrier appartient à l'administration.

Qu'appelle-t-on la répartition des charges ?

Le calcul des masses supportées par chaque essieu, à vide et en charge, et de leur évolution selon la position du chargement.

C'est ce calcul qui décide de la faisabilité, avant l'esthétique et avant le prix. Un plateau rallongé de trente centimètres peut faire dépasser la charge maximale admissible sur un essieu alors que le poids total autorisé, lui, est respecté. D'où l'ordre des opérations : on calcule, puis on construit.

Quels documents recevez-vous avec le véhicule ?

Le procès-verbal de contrôle de conformité initial, qui sert à l'immatriculation, ou le procès-verbal de réception si le véhicule est passé par la voie DREAL. S'y ajoutent, selon les organes montés, les certificats des équipements réglementés.

Le certificat de conformité du porteur, lui, vous est remis par le constructeur ou le concessionnaire : il ne nous appartient pas de le délivrer. De notre côté, le dossier du véhicule est conservé au moins dix ans : dix ans après, on retrouve le plan, la cote et le certificat.

À quel moment faut-il nous appeler ?

Avant d'acheter le châssis. Empattement, porte-à-faux, poids total, suspension, prise de force : ces choix se font chez le concessionnaire et conditionnent tout ce qu'on pourra monter dessus.

Une vérification de faisabilité coûte un appel téléphonique. Une reprise après coup coûte beaucoup plus, et parfois elle est impossible.

Que se passe-t-il si un problème de conformité apparaît en fin de construction ?

Il n'existe que trois issues, et aucune n'est bonne : découper et reprendre, changer la définition du véhicule, ou livrer un véhicule qui ne pourra pas être immatriculé.

C'est exactement ce que l'étude de conformité préalable sert à éviter. Chez nous, le dossier réglementaire se monte en même temps que le véhicule, pas une fois qu'il est fini.

Peut-on modifier un véhicule déjà immatriculé ?

Oui, mais une transformation notable impose une nouvelle réception, au titre de l'article R. 321-16 du code de la route, et la mise à jour du certificat d'immatriculation.

La voie à suivre dépend de la nature de la modification. On examine le cas avant de toucher au véhicule, jamais l'inverse.

Pouvez-vous homologuer un véhicule carrossé par quelqu'un d'autre ?

Non, et c'est volontaire. Le procès-verbal de contrôle de conformité initial engage celui qui le signe. L'établir suppose de disposer de la traçabilité des composants homologués montés sur le véhicule, et des vérifications faites pendant la fabrication : couples de serrage, contrôles effectués, par qui, à quelle étape.

Sur un véhicule construit ailleurs, ces preuves n'existent pas chez nous. Signer quand même reviendrait à attester de ce qu'on n'a pas vu. Un véhicule carrossé ailleurs relève donc de son carrossier, ou d'une réception individuelle auprès de la DREAL.

Travaillez-vous avec toutes les marques de porteurs ?

Oui. Chaque constructeur publie ses directives de carrossage : points d'ancrage, zones de perçage, prises de force, gestion électrique et hydraulique. Nous les appliquons marque par marque.

Ne pas les respecter, c'est risquer la garantie du châssis en plus de la conformité du véhicule.

Ce que nous prenons en charge, du châssis nu à la carte grise

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Posez-la avant d'acheter le châssis. Le coup de téléphone est gratuit, la reprise ne l'est pas.